Quatre piliers, des pénalités assumées, deux garde-fous qui jouent contre le classement. Chaque chiffre de cette page est une constante lisible dans le code.
4 piliers · 40 / 25 / 20 / 15 · un score sur 100 · des malus en clair
Aucun engagement maximisé · aucune publicité · aucun profil vendu
Un classement se juge à ce qu'il cherche à obtenir de toi. Celui-ci cherche cinq articles que tu seras content·e d'avoir lus, et il le fait avec des constantes que tu peux relire.
Aucun engagement maximisé
Ni le temps passé dans l'app, ni le nombre de sessions, ni le taux de clic n'entrent dans le calcul. Les signaux appris viennent de tes lectures, de tes likes et de tes mises de côté, et leur écart au neutre se réduit de 2 % par jour quand tu arrêtes.
Aucune publicité
Il n'existe pas de slot sponsorisé dans le classement, ni de constante qui remonterait un média contre paiement. La liste complète des bonus tient sur cette page.
Aucun profil vendu
Le score d'un article ne dépend que de trois choses : tes réglages, ce que tu as déjà lu, et l'article lui-même. Aucun tiers acheteur dans la boucle.
Chaque score est explicable
Chaque carte porte sa raison principale, et le détail « Pourquoi cet article ? » liste jusqu'à 6 contributions triées par poids, les négatives comprises.
Cinq étapes, dans cet ordre. Les trois premières décident de ce qui existe, les deux dernières de ce que tu vois en premier.
Les points ci-dessous sont les valeurs brutes, avant normalisation. Un pilier qui dépasse son plafond est ramené à 100 : empiler les bonus ne rapporte pas indéfiniment.
Plafond brut du pilier : 160 points
Le pilier le plus lourd. Il regarde les thèmes et les sujets que tu suis, les sujets que tu as créés toi-même, et les noms propres que tu lis souvent. Un article hors de tout ça n'est pas exclu, il part juste avec un léger retard.
Les points réels
Plafond brut du pilier : 95 points
Ce pilier mélange ton choix explicite (les sources que tu suis, celles que tu as ajoutées, celles auxquelles tu es abonné·e), ton comportement (les médias que tu ouvres souvent) et la note de fiabilité issue de la grille d'évaluation des médias.
Les points réels
Plafond brut du pilier : 115 points
Pas de paliers, une courbe continue : 100 divisé par (âge en heures ÷ 24 + 1). La valeur perd la moitié en un jour, puis décroît lentement. Ta préférence d'onboarding ajoute ensuite un léger accent.
Ce que donne la courbe
Plafond brut du pilier : 32 points
Le nom est ambitieux, la mesure l'est moins. Ce pilier vérifie qu'un article s'affiche bien et qu'il est lisible sans quitter l'app. Il ne juge pas la valeur du texte, et c'est écrit noir sur blanc dans les limites connues.
Les points réels
Ces valeurs s'appliquent sur le score final, après pondération. Sur une échelle qui va jusqu'à 100, retirer 80 points revient à sortir un article de ta journée sans le supprimer de la base.
Ce que tu as masqué
Ces malus sont une double sécurité : la plupart de ces articles ont déjà été écartés par la requête, à l'étape 2. Le malus rattrape les cas limites, par exemple un nom propre repéré dans le texte plutôt que dans les métadonnées.
Ce que tu as déjà vu
Le malus d'affichage s'efface tout seul avec le temps. Un article croisé mardi peut donc remonter vendredi s'il reste pertinent, ce qui évite qu'un bon papier disparaisse pour avoir défilé une fois trop vite.
Ce qui pèse sur le contenu lui-même
Une fiabilité basse coûte 20 points bruts sur un pilier plafonné à 95, lui-même pondéré à 25 %. Un média mal noté n'est jamais banni, il doit être nettement meilleur ailleurs pour remonter. Le seuil et la façon dont la note est établie sont détaillés dans la méthodologie.
Un score bien calibré converge vers le même média et les mêmes idées, jour après jour. Ces deux règles dégradent volontairement le classement pour empêcher ça. Elles sont dans le code, au même titre que les bonus.
La fatigue de source
Dans ton flux, chaque article supplémentaire d'un même média voit son score multiplié par 0,70. Le deuxième garde 70 % de sa valeur, le troisième 49 %, le quatrième 34 %. Un média excellent ne peut donc pas occuper le haut du flux tout seul : à un moment, un article moins bien noté d'un autre média passe devant.
Dans l'Essentiel du jour, la règle est encore plus nette : le deuxième article d'un même média voit son score divisé par 2, pour obtenir un effet de revue de presse. Sur une section consacrée à un seul thème, la fatigue est désactivée, parce que tu y suis délibérément une poignée de médias ; un entrelacement doux évite alors les murs de même source, sans toucher aux scores.
Le hasard contrôlé
Avant l'affichage, un bruit aléatoire est ajouté à l'ordre de tri. Sa température vaut 0,15 dans le flux et 0,08 dans le digest. Concrètement, des articles séparés par quelques points peuvent permuter, tandis qu'un écart important tient bon.
Ce que ça change pour toi
Deux ouvertures de l'app à cinq minutes d'intervalle ne donnent pas exactement le même ordre. C'est voulu : sans ce bruit, les mêmes gagnants remonteraient indéfiniment et rien de nouveau n'aurait sa chance d'être vu.
Le score déterministe, lui, n'est jamais modifié : seul l'ordre bouge. Quand ce hasard est actif, il apparaît dans le détail de la carte, sous la mention « Hasard pour diversifier ». Sur les listes paginées d'une section thématique, il est désactivé pour que « Voir plus » ne renvoie pas deux fois le même article.
Un troisième réglage joue dans l'autre sens : sur une section de thème ou de sujet, les articles de tes sources suivies sont remontés en bloc au-dessus des autres, chaque groupe gardant son ordre interne.
Autant le dire simplement : tes réglages commandent ce qui entre dans la sélection. L'ordre final, lui, reste largement décidé par l'algorithme. Voici la répartition exacte.
Tes mains sur le tri d'entrée
Ce que l'algorithme garde pour lui
Tes réglages filtrent ce qui entre, la diversité décide de l'ordre. Dire que tu contrôles ton feed serait donc exagéré. Ce que tu contrôles, c'est le terrain de jeu : si un média te sort par les yeux, le masquer le fait disparaître de la sélection, et pas seulement descendre.
Une page de transparence qui ne liste pas ses défauts est une page de communication. Voici les quatre faiblesses assumées de la version actuelle.
La « qualité » mesure surtout la présence d'une image
Sur les 32 points du pilier, 12 viennent d'une simple vignette et 10 du fait que la source figure au catalogue. Il reste 10 points, au mieux, pour un signal touchant réellement au texte, et ce signal dit seulement si l'article est lisible en entier dans l'app. Aucune ligne de code ne juge la valeur d'un papier. Cette part de l'évaluation reste faite par des humains, dans la grille des médias.
La courbe de fraîcheur favorise l'actualité chaude
Un article perd la moitié de sa fraîcheur en 24 heures et les trois quarts en 72 heures. Une enquête publiée il y a trois jours démarre donc avec 25 points là où une brève de ce matin en a 100. Pour une app qui défend la lenteur, c'est une tension réelle : la préférence « contenu intemporel » ne rend que 10 points, ce qui ne compense pas l'écart.
Le bonus de pluralité ne joue pas partout
Le bonus qui récompense un sujet traité par plusieurs médias (jusqu'à +30) a besoin du regroupement des articles par événement. Ce regroupement n'est calculé que sur certaines surfaces, l'Essentiel du jour et les sujets. Dans le flux ordinaire, la plupart des articles n'ont pas de groupe attaché, et le bonus vaut alors zéro.
Un thème très lu peut écraser le reste
Le poids appris d'un thème monte jusqu'à 3,0 et rapporte alors 100 points bruts, soit une bonne moitié de la marge du pilier Pertinence. Sur un compte ancien, l'habitude peut donc peser plus lourd que l'intérêt du jour. La décroissance de 2 % par jour a été ajoutée pour ça, et elle met environ 34 jours à ramener un poids maximal à 2,0.
Une de ces limites te paraît plus grave qu'écrit ici ? Le code est ouvert, les constantes aussi.
Aller vérifierChaque chiffre de cette page vient d'un de ces fichiers. Si une valeur diffère de ce que tu lis dans le dépôt, c'est le dépôt qui a raison, et cette page qui a pris du retard.
La méthode d'évaluation des médias, qui alimente le pilier Source, se lit à côté.
Lire la méthodologie